Se libérer du besoin de perfection

Mis à jour : 26 sept. 2019

La perfection n’existe pas...


... Car elle est subjective. En effet, qui a défini la perfection ?

La perfection pour quelqu’un, n’est peut-être pas la perfection pour quelqu’un d’autre.

Imaginez : quelqu’un qui aime la nature, les randonnées, le calme sera ravi de passer quelques jours dans un joli mas provençal. C’est la perfection pour lui/elle. Alors que pour quelqu’un d’autre, plus citadin et intéressé par le shopping ou la culture préférera voyager dans une capitale. C’est son idée de la perfection.


Poussons un peu plus loin le raisonnement : selon les moments, la notion de perfection pour une même personne n’est pas la même : si vous êtes dans une phase où vous avez besoin de vous ressourcer, de faire une pause, le mas provençal sera parfait pour vous. Et si vous êtes dans une phase où vous avez besoin de bouger, découvrir un voyage à Barcelone par exemple vous ravira.


La notion de perfection est subjective. Son atteinte est donc illusoire et impossible à atteindre car... elle n’existe pas, ou bien elle n’est qu’éphémère ou subjective.


Rechercher à être parfait(e) met une pression très forte et crée beaucoup de stress. Car la barre est placée très haute, parfois même trop haute pour être atteinte : l’objectif est inatteignable.


D’où peut venir ce besoin d’être parfait(e) ?


  • Cette exigence d’être parfait(e) c’est parfois nous même qui nous la créons.

Par exemple, quelqu’un qui reprend ses études et qui se met beaucoup de pression pour tout savoir, tout apprendre et avoir les meilleures notes possibles, alors qu’il lui suffit d’obtenir la moyenne pour valider son diplôme. Ou quelqu’un qui fait du sport et veut toujours s’améliorer, se dépasser, battre ses records et qui, quand ce n’est pas le cas est démesurément déçu de lui/d’elle, jusqu’à en perdre sa confiance.


  • Cette exigence d’être parfait(e) peut venir de ce qu’on croit que les autres attendent de nous. Or c’est en réalité votre imagination qui a créé cette exigence et on se met la pression tout(e) seul(e).

Et ce n’est pas forcément ce que les autres attendent, d’où la nécessité de bien clarifier ce qu’on attend de vous pour éviter de vous mettre des pressions et des exigences trop hautes

  • Ou bien ces exigences d’être parfait(e) viennent de l’extérieur et sont trop hautes et surréalistes par rapport aux moyens dont nous disposons.

C’est l’exemple typique du manager qui en demande toujours plus à ses équipes avec de moins en moins de moyens. Dans ce cas, nous sommes libres de refuser ces pressions et ces exigences. Nous avons le devoir de nous affirmer et de dire : ce n’est pas possible, je ne peux pas répondre à ce niveau d’exigence car il n’est pas réaliste, ni atteignable.

  • Cette volonté de perfection peut venir de différences ‘croyances’, c’est à dire des idées subjectives et non fondées, que l’on tient pour vraies.

Voici quelques croyances qui alimentent ce besoin d’être parfait(e) :

‘Si je ne suis pas parfait(e), je ne suis pas aimable’.

‘Si je suis imparfait(e), on ne va pas m’aimer’.

‘Si je ne suis pas parfait(e), je ne suis pas quelqu’un de bien’.

‘Je me dois d’être parfait(e), pour qu’on ne puisse rien me reprocher, car je ne supporte pas les critiques’.

‘Si je ne mets pas les petits plats dans les grands quand j’invite les gens vont penser que je ne suis ne les accueille pas correctement’.


Et pourtant... vous êtes vous déjà rendu compte que, malgré tous les efforts que vous faites pour être parfait(e), les gens ne vous voient pas comme tel(le). Et c’est normal : personne n’est parfait(e) car la perfection n'existe pas.

Or plus vous faites des efforts pour être parfait(e), plus vous jouez un rôle et plus vous vous déconnectez de qui vous êtes vraiment. Vous n’êtes plus vous-même et cela crée en vous une souffrance psychique (qui peut ensuite entrainer des troubles psycho-somatiques).



Accepter son imperfection 


Lâcher la compulsion à être parfait ce n’est pas renoncer à être quelqu’un de bien ou à s’améliorer chaque jour.


C’est se libérer d’un idéal inatteignable.

C’est incarner notre condition humaine et notre nature imparfaite.

C’est se découvrir et apprendre à mieux se connaître.

C’est s’apprivoiser tel(le) qu’on est avec nos qualités et nos défauts, nos ressources et nos vulnérabilités.

C’est connaître ses limites et les assumer pleinement, sans honte.

C’est identifier ses besoins et ses valeurs, les assumer et les faire respecter.

C’est se donner le droit à l’erreur.

C’est ne plus douter de sa valeur intrinsèque, même quand on échoue ou qu’on fait des erreurs.

C’est s’affirmer et se faire respecter, tout en tenant compte des autres.

C’est accepter les autres comme ils sont, avec leurs défauts, leurs imperfections, leurs erreurs.

C’est savoir apprendre de ses erreurs et s’appuyer sur ses retours d’expériences pour s’améliorer, pour progresser.

C’est se recentrer sur soi et arrêter de se comparer aux autres.

C’est faire de son mieux avec les ressources dont on dispose (temps, énergie, volonté, motivation, budget etc).


Accepter son imperfection est un travail sur soi même qui permet de développer différentes ressources et capacités : la connaissance de soi, la confiance et l’estime de soi, les capacités à être bienveillant et empathique avec soi et avec les autres, à s’affirmer, à se respecter etc...

Grâce à ce travail sur vous, vous pourrez vous dire à vous-même : je suis parfaitement imparfait(e)!


Si vous souhaitez que je vous aide à vous libérer de votre besoin d’être parfait(e), grâce à mes différentes approches thérapeutiques, n'hésitez pas à me contacter.

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